Orthographe & usage

Malgré que : peut-on l’employer ?

Dans la langue soignée, on préfère généralement « bien que », « quoique » ou « malgré le fait que » à « malgré que » employé comme conjonction.

La règle en clair

Dans la langue soignée, on préfère généralement « bien que », « quoique » ou « malgré le fait que » à « malgré que » employé comme conjonction. Ce point mérite d’être replacé dans une phrase complète : en français, l’orthographe et l’accord dépendent souvent de la fonction grammaticale autant que de la forme du mot.

Comment décider ?

« Malgré » fonctionne très naturellement devant un nom ; devant une proposition, « bien que » est souvent le choix le plus sûr. Lorsque plusieurs formes sont admises, il faut aussi tenir compte du registre, de la région ou de la nuance recherchée plutôt que de présenter arbitrairement une variante comme fautive.

Exemple : Bien qu’il pleuve, nous sortons.

Exemple : Malgré la pluie, nous sortons.

Pourquoi on hésite

Les hésitations viennent souvent d’une analogie avec une autre règle, d’une évolution de l’usage ou d’une différence entre langue courante et langue soutenue. Une réponse utile doit donc distinguer ce qui est obligatoire, ce qui est recommandé et ce qui relève d’une variante attestée. C’est cette distinction qui évite les règles trop simplistes.

À retenir

Dans la langue soignée, on préfère généralement « bien que », « quoique » ou « malgré le fait que » à « malgré que » employé comme conjonction. En cas de contexte inhabituel, vérifiez l’entrée ou la question de langue complète dans une source de référence : les exceptions et les nuances d’usage peuvent modifier une règle générale.