« Je me permets de revenir vers vous au sujet du devis envoyé mardi. »
« Je me permets de revenir vers vous »
Une formule correcte et très courante dans les échanges professionnels. Elle sert surtout à reprendre contact à propos d’un sujet déjà évoqué, avec une marque de courtoisie.
Marque de politesse et d’atténuation. Elle rend l’entrée plus précautionneuse, mais peut aussi l’alourdir.
Quand la formulation convient-elle?
Elle fonctionne bien lorsqu’un premier échange a déjà eu lieu et que l’on souhaite rouvrir le sujet sans commencer abruptement par une demande.
« Je me permets de revenir vers vous concernant ma demande de rendez-vous. »
« Je me permets de revenir vers vous à propos de notre échange de juin. »
La meilleure alternative dépend de votre intention
Choisissez une situation.
« Je reviens vers vous concernant ce point. Avez-vous eu l’occasion d’avancer? »
Une relance neutre qui demande un état d’avancement sans supposer que l’interlocuteur a négligé votre message.
Dire presque la même chose, mais pas exactement
Supprime « je me permets ». La reprise de contact reste explicite, avec moins de précautions formelles.
Dit directement que l’on reprend contact. Moins conventionnel que « revenir vers vous ».
Assume clairement qu’une réponse ou une action était attendue. Plus précis, mais également plus pressant.
Déplace l’accent vers l’action attendue plutôt que vers le fait de « revenir » vers l’interlocuteur.
Convient lorsque la reprise de contact vise une discussion ou un bilan, pas simplement une réponse.
Supprime toute formule d’introduction et va immédiatement à l’objet de la demande.
Une même intention, quatre degrés de directivité
Le registre n’est pas une échelle de « meilleur » à « moins bon ». Chaque degré convient à une relation différente.
« Je me permets de revenir vers vous afin de savoir si vous avez pu examiner ma demande. »
« Je reviens vers vous au sujet de ma demande. Avez-vous eu l’occasion de l’examiner? »
« Avez-vous pu examiner ma demande? »
« Pouvez-vous me confirmer votre réponse aujourd’hui? »
Quelle formulation choisiriez-vous?
Trois situations courantes. L’objectif n’est pas de trouver une phrase « polie » en général, mais celle qui correspond exactement à la situation.
La formulation est correcte.
Il n’y a pas de raison de la bannir. Elle appartient au français professionnel contemporain et se comprend immédiatement.
Préciser plutôt que remplacer mécaniquement.
La meilleure alternative dépend de ce que vous attendez: une réponse, une confirmation, un suivi, une reprise de contact ou une discussion.